dimanche 4 mars 2012

Du nouveau sur les Tawashi au crochet

J'ai trouvé le nom japonais de nos chères éponges écolo qui, en l’occurrence, sont des éponges acryliques (littéralement)アクリルたわし = akuriru tawashi
Il est donc impératif d'utiliser des fils à tricoter 100% acrylique pour confectionner de véritables Akuriru Tawashi
Je suis donc aller voir mon vieil ami Mister Google qui m'a, une fois de plus, offert de nombreux liens des plus intéressants.
Mais avant d'aller découvrir ces merveilles, je voulais vous parler du ménage, le ménage plaisir et non le ménage corvée. Lorsque j'ai commencé à m'intéresser aux modèles de Tawashi, une curiosité grandissante pour l'art du ménage au Japon a accompagné mes recherches. De plus, la philosophie du Zen (avec un grand Z comme zazen plus exactement et non l'idée uniquement méditatif qu'on s'en fait) tient une grande place dans mes lectures et je sais à quel point l'eau est un élément primordiale de cette philosophie, symbole de puissance et de douceur. Or un Tawashi s'utilise avec de l'eau uniquement, c'est un premier point important pour moi mais pour en revenir au ménage plaisir, j'étais curieuse de comprendre cette vision très particulière et sacrée des japonais qui pratique le ménage comme on pratique un art, c'est même plus encore: un acte spirituel. Laver l'intérieur de sa maison équivaut à laver l'intérieur de son esprit et de son corps à condition d'avoir conscience de cela. N’allez pourtant pas croire que je suis du genre "maniaque", bien au contraire, jusqu'ici, j'ai toujours considérer cet acte quotidien comme un éternel recommencement des plus déprimants, me sentant "juste bonne à ça" les jours les plus sombres étant dotée à la base d'un penchant naturel pour le "bordélique récurant". Mais cette vision du ménage corvée recule un peu plus chaque jour, grâce en partie à ma passion pour le crochet qui m'a amené à découvrir les Tawashi mais surtout grâce à un livre que je vous recommande comme on offre un bon conseil à des amis:"Faire le ménage chez soi, faire le ménage en soi" de Dominique Loreau
La couverture ne paie pas de mine mais Dominique Loreau est un auteur que j'aime beaucoup, une française féministe (j’insiste sur ce point) qui vit depuis plus de 30 ans au Japon et qui nous donne les clefs de cette philosophie du Zen en l'adaptant à notre quotidien.
Bref, le Japon est un pays où le ménage est non seulement pratiqué par les femmes et les hommes mais également par les enfants qui reçoivent cette éducation spirituel du ménage. Si vous ne l'avez pas vu, je vous remets cette vidéo d'élèves japonais nettoyant leur école et un PDG qui considère le nettoyage des toilettes de son entreprise comme un privilège (si, si, je vous jure...)
Le tawashi peut donc aussi devenir un objet ludique du quotidien pour enseigner et partager avec nos enfants l'art du ménage chez soi et en soi. C'est là que le Tawashi intervient.
Trêve de blabla donc, et venons-en au concret de la chose, voici donc des modèles japonais disponibles gratuitement sur le net, j'en profite pour préciser que c'est un excellent exercice pour les débutants (es):


Pour savoir quel taille de crochet utiliser puisque les japonais n'utilisent pas le système métrique, voici un tableau très bien fait: (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Pour les sécher après utilisation (pour la vaisselle je tourne avec 4 ou 5 éco tawashi et avec 4 enfants, c'est pas du luxe!), j'ai simplement fait une chaînette avec une boucle à chaque extrémité maintenue entre deux crochets à ventouse qui me sert de corde à linge..euh...à tawashi:
Voilà les ami(e)s, y'a plus qu'à, en vous souhaitant Bon Crochet en restant zen bien sûr!